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Saint-Omer, ville aux briques
jaunes, est Ville d'Art et d'Histoire. Majestueuse, la tour de la
Cathédrale Notre Dame est tout en verticalité sur l'horizon des
marais tout proches. Paradis de nature, au coeur du Parc Naturel
Régional des Caps et Marais d'Opale, le dépaysement y est garanti.
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Point de rencontre entre
la Flandre et l'Artois, Saint-Omer offre, au milieu des eaux
qui l'entourent, l'harmonie d'un paysage urbain peu touché par
les grandes transformations des XIXe et XXe siècles.
Souvenirs des origines monastiques du site, la cathédrale
Notre-Dame et les vestiges de l'ancienne abbaye Saint-Bertin
signalent les extrémités de la ville. Entre ces deux pôles,
reliés par des artères parallèles, se déploie un ensemble
remarquable de demeures du XVIe au XVIIIe siècle.
Saint-Omer est née sur une éminence isolée par les marais.
Entièrement dévolu à la vie monastique jusqu'au IXe siècle, le
site s'urbanise ensuite grâce à d'intenses échanges
commerciaux facilités par l'aménagement d'un fleuve côtier,
l'Aa.
Une suite d'épidémies et de conflits entame, à partir du XVe
siècle, l'essor économique de Saint-Omer qui retrouve sa
vocation religieuse lors de la reconquête catholique. Eglises
et couvents, puis casernes et demeures bourgeoises recouvrent
progressivement le territoire urbain, sans pour autant
modifier la voirie médiévale.
Les limites de Saint-Omer, atteintes dès 1200, sont renforcées
par Vauban lors du rattachement de la cité au royaume de
France.
L'introduction des modes françaises bouleverse les systèmes de
construction.
Aux maisons à pignon sur rue succèdent de vastes demeures aux
toitures régulièrement alignées le long de larges artères. Le
démantèlement partiel des fortifications reste la principale
transformation urbaine depuis la fin du XIXe siècle.
Les quartiers religieux : les édifices religieux se
concentrent sur la moitié sud de la ville, dominée par la tour
de la cathédrale gothique.
Le palais épiscopal, élevé d'après les plans de
Jules-Hardouin-Mansart, et quelques maisons canoniales bordent
les entrées de l'enclos Notre-Dame. Sur l'ancienne voie
processionnelle reliant le quartier cathédral aux ruines de
l'abbaye Saint-Bertin, se dresse la façade baroque de la
chapelle des Jésuites.
Bordée au sud par les anciens bâtiments d'enseignement, cette
chapelle du XVIIe siècle constitue le temps fort de ce
quartier des collèges, doté par ailleurs d'un séminaire
construit en briques jaunes.
Employé avec bonheur jusqu'au XIXe siècle, ce matériau
contribue à l'harmonie joyeuse de l'habitat audomarois dont
les plus beaux exemples s'alignent le long des artères
principales.
Les quartiers marchands : plus au nord et à proximité de la
cathédrale, s'étend la place dont l'ampleur rappelle
l'importance du marché, autrefois alimenté par des produits
directement amenés en ville par bateaux.
A l'est de la place, l'église Saint-Sépulcre signale un
quartier aux origines modestes, né des activités liées à la
présence de l'eau.
L'Aa : aménagé depuis le Moyen Age de Saint-Omer à Gravelines,
ce fleuve côtier canalisé permettait autrefois aux bateaux
d'accéder directement en ville. A proximité de l'ancien port,
un quartier original, dit du Haut-Pont, conserve le souvenir
de cette intense activité portuaire.
Depuis 1958, les péniches empruntent le canal à grand gabarit
situé au nord de Saint-Omer.
A l’aube du Moyen Age, le mont Sithieu, haut de vingt et un
mètres, n’est qu’un simple promontoire qui domine des terres
marécageuses. Une ville existe bien, mais à quelques
kilomètres au sud, à Thérouanne. Là-bas vit au VIIe siècle un
évêque appelé Audomar, canonisé plus tard sous le nom de saint
Omer. Audomar évangélise la région en compagnie de trois
missionnaires: Bertin, Momelin et Ebertram.
Ils implantent au bas de la butte de Sithieu une abbaye dédiée
à saint Martin, puis à saint Bertin lorsque ce dernier y est
enterré et, au point culminant, une église, future basilique
Notre-Dame. Au fil des siècles, un tissu urbain dense, percé
de plusieurs artères, relie ces deux lieux saints. La
croissance, d’abord lente, s’accélère brusquement au Xe
siècle. En cent ans, la surface de l’emprise urbaine triple à
trois reprises.
On compte jusqu’à quarante mille Audomarois vers 1300.
Les premiers siècles du millénaire sont une période faste pour
la ville. L’Aa, fleuve côtier, est canalisé en 1165. Dans
cette cité drapière dont les franchises sont confirmées dès
1127, l’Eglise conserve une forte emprise et entreprend une
multitude de chantiers: collégiale Notre-Dame, églises
Saint-Sépulcre et Saint-Denis, tour de l’abbaye Saint-Bertin.
Mais, des épidémies font chuter la population à quinze mille
habitants au XVe siècle.
De 1477 à 1677, la ville fait l’objet de guerres incessantes
qui réduisent encore le nombre d’habitants. La ville réaffirme
son rôle religieux, surtout après 1553, date de la destruction
de Thérouanne par Charles Quint et du transfert du siège
épiscopal à Saint-Omer. Bastion avancé de la reconquête
catholique, la ville accueille dans ses collèges et séminaires
de futurs missionnaires britanniques et wallons. Le retour de
Saint-Omer à la France en 1677 lui vaut un remaniement de ses
fortifications par Vauban.
Le XIXe siècle est celui des grands équipements et de
l'arrivée du chemin de fer. L’aménagement de la Grand’Place
selon un plan conçu par l’architecte Lefranc, la construction
du nouvel hôtel de ville avec des pierres de l’ancienne église
abbatiale de Saint-Bertin, le percement de boulevards à
l’emplacement des anciennes fortifications transforment le
paysage urbain. Peu marquée par l’industrialisation,
Saint-Omer a développé ses activités administratives et
maintenu une forte densité d’établissements d’enseignement
(plus de 10 000 élèves). Les îlots vétustes de la basse ville
ont été réhabilités tandis que le classement de la ville haute
en a préservé l’atmosphère particulière avec ses maisons de
briques jaunes et ses pignons.

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