|

|
|
Bienvenue
sur notre site.
Vous êtes
au bon endroit si vous recherchez des idées de sorties,de
loisirs,de vacances,d'informations pratiques sur notre région,le
Nord Pas de Calais. Vous allez trouver sur ce
site un service de petites annonces gratuites réservé aux gens
du
Nord, ainsi qu'un forum
pour toutes vos discussions concernant votre région. Un agenda
est à votre dispositions pour annoncer vos manifestations,
lotos,carnaval,concert,festival......
|
instrument de musique
Témoins ancestraux de l'activité musicale des hommes, les
instruments de musique n'ont cessé d'évoluer au cours des
siècles. Manifestant une continuité remarquable, chaque
famille instrumentale a conservé les caractéristiques
fondamentales des instruments originaux. Sans mettre en cause
l'usage des instruments de musique traditionnels,
l'apparition, au XXe siècle, de la "lutherie électronique", et
plus particulièrement de l'ordinateur, tend à donner un sens
nouveau à la notion même d'instrument de musique.
Objet fabriqué servant à émettre des sons musicaux ou utilisé
à cet usage.
Origines
Dès les temps les plus reculés, les hommes ont cherché à
exploiter les caractéristiques acoustiques des objets naturels
ou des matériaux les plus rudimentaires : tige de roseau
transformée en flûte, pierres et brindilles servant de
bruisseurs, tronc d'arbre creux battu à l'aide de mains ou de
verges, os utilisés en sifflet, peau de chèvre tendue dans un
cadre, cornes de bovidés servant de trompes, etc.
Les fouilles archéologiques ont permis d'apprendre que les
premières civilisations possédaient déjà des instruments
élaborés, telles ces harpes découvertes dans les tombes de
l'Égypte des pharaons. L'image du roi David jouant de la harpe
est l'une des plus connues. Dans l'Antiquité gréco-latine, la
place de l'instrument de musique dans la vie quotidienne,
religieuse ou profane, est attestée par les représentations
graphiques ou architecturales. La légende voulait d'ailleurs
que les dieux de l'Olympe aient eu leur part dans la naissance
des bois et des cordes : la nymphe Syrinx, changée en roseau
pour se soustraire à l'amour de Pan, donna ainsi naissance à
la flûte de Pan ; Triton, divinité de la mer, sonnait dans une
conque, ancêtre de la trompe ; le culte d'Apollon était
célébré au son de la lyre et de la cithare, celui de Dionysos
au son de l'aulos ("flûte"). Fresques, bas-reliefs et statues
témoignent de l'importance prise dans les anciennes sociétés
occidentales et orientales par les instruments de musique,
qu'ils soient à cordes, à vent ou à percussion, qu'ils aient
un rôle rituel ou une origine divine liée à une fonction
magique (telle la conque de Vichnou), et qu'ils soient
supports de chants guerriers, d'hymnes sacrés, de danses ou de
jeux.
Évolution
Depuis les premières civilisations, chaque tradition musicale
n'a cessé d'évoluer, alors que les différentes familles
instrumentales ont globalement conservé les mêmes principes
fondamentaux, notamment en ce qui concerne le mode de
production du son, caractéristique essentielle des instruments
de musique. Il en est ainsi d'instruments aussi différents que
la harpe ou la flûte traversière, dont les formes modernes
témoignent des trésors d'ingéniosité déployés par les facteurs
pour adapter les instruments aux exigences de l'évolution
musicale, mais dont les principes fondamentaux demeurent ceux
de l'origine. Cette constante adaptation dessine une véritable
généalogie des instruments de musique, qui, souvent, dévoile
de fascinants parcours intercontinentaux. Dans leur grande
majorité, les instruments traditionnels sont en effet issus
d'instruments qui, en circulant de civilisations en
civilisations, se sont adaptés aux différentes conditions
musicales et ont donné naissance à une grande variété de
répliques. C'est ainsi que le luth européen tire son origine
du oud, instrument à cordes pincées arabe, très répandu
aujourd'hui encore au Proche-Orient et au Maghreb. Le oud est
lui-même issu d'un luth archaïque créé sans doute dans le sud
de l'Inde vers le IIe siècle de notre ère et qui, suivant la
route de la soie, a également donné naissance à deux
instruments fondamentaux de la musique extrême-orientale : le
p'ip'a chinois et le biwa japonais. La généalogique des
instruments de musique rend ainsi compte des réseaux
d'échanges entre les différentes sociétés humaines.
Certains instruments ont toutefois disparu, du fait de leur
incapacité structurelle à s'adapter aux exigences de
l'évolution musicale. Tous, néanmoins, ont trouvé un
prolongement dans ceux qui les ont supplantés. Au sein de la
musique occidentale, la viole de gambe et le clavecin offrent
sans doute les deux exemples les plus frappants de ce
processus.
Particulièrement en faveur au XVIIe siècle, la viole de gambe
a amorcé son déclin dans le premier quart du XVIIIe siècle,
lorsque, les progrès de la facture aidant, les compositeurs
ont compris tout le parti qu'ils pouvaient tirer des capacités
expressives et des qualités de timbre d'un instrument nouveau,
le violoncelle. Bach, par exemple, a composé pour l'un et pour
l'autre des deux instruments.
Le cas du clavecin est encore plus saisissant. Sa disparition
progressive devant la diffusion du piano-forte débute dans les
années 1760, période dominée par la recherche de l'expression
et de la nuance dynamique en musique. Le timbre quasi
invariable du clavecin ne pouvait guère répondre à cette
nouvelle exigence, tandis que le mécanisme et le système à
percussion du piano-forte permettaient de rendre toute une
gamme de nuances dynamiques.
Classification
On classe généralement les instruments selon leur mode de
production sonore, qui donne à chacun d'eux ses
caractéristiques acoustiques fondamentales. On distingue
quatre grandes familles : celle des cordes (appelée
cordophones), où le son est produit par la vibration d'une
corde tendue ; celle des vents (aérophones), où le son est
produit par la mise en vibration d'une colonne d'air ; celle
des percussions, où le son est produit par la mise en
vibration, sous l'effet d'un choc, d'un corps sonore. À ces
trois familles traditionnelles s'ajoute désormais celle des
instruments électriques ou électroniques, issus des techniques
du XXe siècle.
Chaque famille se divise à son tour en sous-familles : les
cordes peuvent être pincées, frottées ou frappées. Les vents
peuvent être en bois ou en cuivre ; les percussions en peau
(membranophones), en métal ou en bois (idiophones).
Les instruments à cordes
Les cordes frottées
À la famille des cordes frottées appartiennent tous les
instruments dont le son est produit par le frottement d'un
archet sur les cordes de l'instrument, tels le violon, l'alto,
le violoncelle et la contrebasse, ainsi que leurs ancêtres ou
leurs dérivés (pochette, viole, baryton). Citons, parmi les
instruments à cordes frottées non européens, le eurkou ou
violon chinois, le sarangi indien et le rébab, petit violon
très répandu dans la musique arabe et jusqu'en Asie du Sud-Est,
qui se joue posé sur un genou du musicien. Très répandue dans
les musiques folkloriques européennes, la vielle à roue est
également un instrument à cordes frottées ; le son est produit
non à l'aide d'un archet, mais à l'aide d'une roue actionnée
par une manivelle.
Les cordes pincées
À la famille des cordes pincées se rattachent tous les
instruments dont le son est produit par le pincement d'une
corde, effectué à l'aide d'un plectre, des doigts ou d'un
mécanisme adapté. À cette catégorie appartiennent le dulcimer
médiéval, la harpe, le luth (ainsi que de grands luths, comme
le théorbe et l'archiluth), la guitare, la mandoline, et leurs
cousins (cistre, mandore, banjo, balalaïka russe, ukulélé
hawaïenne ou arpeggione, instrument aujourd'hui disparu auquel
Franz Schubert a dédié une magnifique Sonate). Les instruments
à cordes pincées constituent une importante famille au sein
des traditions musicales extra-européennes : outre le oud
arabe, le p'ip'a chinois et le biwa japonais, citons parmi les
plus célèbres le koto japonais, la kanoun arabe et deux
instruments traditionnels de l'Inde, le sitar et le sarod.
C'est également à la famille des cordes pincées
qu'appartiennent certains instruments à clavier, tels que le
clavecin, l'épinette et le virginal, qui ont pour ancêtre
commun le psaltérion.
Les cordes frappées
Enfin, les instruments dont le son est produit par l'impact
d'un marteau ou celui de baguettes sur les cordes constituent
la dernière famille d'instruments à cordes. La frappe de la
corde peut provenir d'un marteau actionné par un mécanisme
déclenché par un clavier : c'est le cas du clavicorde et du
piano, l'un des plus récents de tous les instruments
traditionnels. Elle peut être également produite par des
baguettes actionnées directement par les mains du musicien,
comme c'est le cas pour le cymbalum hongrois et le santour,
instrument très répandu dans la musique persane.
Les instruments à vent
Ils comportent deux groupes distincts : les bois (qui forment
à l'orchestre la petite harmonie) et les cuivres (la grande
harmonie). Ces deux grandes familles se distinguent
naturellement par le matériau utilisé pour leur fabrication,
mais aussi par la technique de production du son, l'un et
l'autre contribuant à caractériser leur timbre.
Les bois
La famille des bois comprend l'ensemble des instruments à vent
construis en bois (ou qui l'étaient sous leur forme
originelle). Cette grande famille se divise en plusieurs
sous-familles instrumentales selon que le son est produit par
un biseau (cas des flûtes) ou par une ou deux anches.
À la première catégorie se rattachent les flûtes, sans doute
la plus ancienne et la plus répandue de toutes les familles
instrumentales. Le son est produit ici par l'impact du souffle
de l'instrumentiste sur le biseau de l'embouchure, soit
directement (flûte traversière, quena des Andes, nay arabe,
flûte de Pan), soit par l'intermédiaire d'un bec (flûte à bec,
flageolet, galoubet provençal, ocarina). Très importante dans
la musique instrumentale européenne, la flûte traversière,
initialement construite en bois, est aujourd'hui en métal.
L'air émis par l'interprète à l'embouchure de l'instrument
passe à travers un cylindre muni de clés ; la qualité du son
est modifiée par l'action des lèvres et de la langue. La
famille des flûtes compte des représentants nombreux et variés
dans les civilisations musicales extra-européennes. Citons,
parmi les plus célèbres de ces instruments, outre le nay
arabe, le shakuhachi japonais.
Les instruments à anche, seconde grande catégorie de bois,
sont de deux types : les instruments à anche simple (telle la
clarinette) et les instruments à anche double (tel le
hautbois). L'anche simple est une fine lamelle de roseau qui,
sous l'action du souffle de l'instrumentiste, vibre contre la
table du bec auquel elle est fixée. L'anche double est formée
par deux lamelles de roseau liées l'une contre l'autre, qui
vibrent de manière solidaire au passage du souffle. Outre la
clarinette, le principal instrument à anche simple est le
saxophone, inventé dans les années 1840 par Adolphe Sax. Les
autres instruments à anche simple appartiennent pour la
plupart à la famille de la clarinette (tel le cor de basset).
Outre le hautbois, la catégorie des instruments à anche double
compte le hautbois d'amour, le cor anglais, le basson, le
contrebasson, le cromorne et la bombarde. Il existe de plus
des instruments dont le son est produit par le battement d'une
anche libre (languette fixée à l'intérieur du corps de
l'instrument et vibrant librement au passage de l'air). La
cornemuse, la musette et l'harmonica font partie de cette
catégorie d'instruments qui participent le plus souvent des
cultures populaires et qui ont donné lieu à un grand nombre de
répliques selon les régions et les époques.
Les cuivres
Très ancienne, la famille des cuivres est représentée dès
l'Antiquité. Ils sont caractérisés par le matériau utilisé
pour leur construction (le plus souvent en maillechort,
alliage de cuivre, de zinc et de nickel) et par la présence
d'une embouchure au creux de laquelle viennent vibrer les
lèvres de l'instrumentiste (anches lippales). Les principaux
cuivres de l'orchestre moderne sont la trompette, le cor, le
trombone à coulisse et le tuba. Il existe cependant d'autres
types d'instruments en cuivre (le cornet à piston, cousin de
la trompette ; l'hélicon, proche du tuba), certains composant
même de véritables familles, telle la famille des bugles ou
celle des saxhorns. Initialement composés d'un simple tuyau,
les cuivres ne purent longtemps donner que les harmoniques du
son fondamental (cor de chasse, clairon). L'ajout de pistons,
qui allongent la longueur du tuyau, a permis d'étendre
considérablement leurs possibilités.
Le cas de l'orgue
L'orgue entre dans la catégorie des instruments à vent,
puisque la base de son mécanisme est la mise en vibration, par
l'intermédiaire du clavier, d'un tuyau sous l'action d'une
soufflerie mécanique ou électrique. L'air passe par des tuyaux
aux registres déterminés reliés aux touches de l'instrument
par un système de transmission. Notons que certains tuyaux de
l'orgue sont ouverts par un biseau et s'apparentent à la
flûte, tandis que d'autres, à l'instar de la cornemuse ou de
l'harmonica, sont munis d'une anche libre vibrant au passage
de l'air. À l'orgue sont souvent assimilés des instruments à
clavier et à anche libre, tels que l'harmonium ou l'accordéon.
Les instruments à percussion
Les instruments à percussion constituent de loin la famille
instrumentale la plus étendue et la plus diverse. Jouant
depuis la nuit des temps un rôle de premier plan dans les
rites des peuples d'Orient, d'Afrique, d'Amérique et
d'Océanie, ils se trouvent à la base de toutes les traditions
musicales du monde et règnent sur l'un des éléments vitaux de
la musique : le rythme. Leur nombre, autant que la diversité
de leurs matériaux et de leurs modes de production sonore,
confère en outre à cette famille une variété de sonorités
qu'aucune autre ne possède. La classification répartit
l'ensemble des instruments à percussion en deux grandes
familles : les membranophones, où le son est produit par la
vibration d'une membrane tendue, et les idiophones, qui
regroupent tous les autres. À l'intérieur de ces deux
catégories, les musiciens distinguent également les
instruments à hauteurs déterminées des instruments produisant
des sons d'une complexité telle que leur hauteur ne peut être
déterminée avec exactitude.
Les membranophones
Ls membranophones forment une famille relativement homogène.
Leur membrane, tendue sur un cadre ou sur une caisse qui font
office de résonateur, peut être constituée de matières
synthétique ou naturelle : peau d'agneau, de chèvre, de veau
mort-né, voire même de requin ou d'âne. Ces instruments, que
l'on frappe avec les mains ou à l'aide de baguettes dont
l'extrémité peut être garnie de bois, de feutre, de cuir, de
caoutchouc ou d'ébonite, donnent des sons indéterminés, du
grave à l'aigu. Seule, parmi eux, la timbale s'accorde et
occupe une place de choix dans l'orchestre symphonique, tant
pour son rôle rythmique que pour la couleur qu'elle apporte.
Les principaux membranophones inclus à la section de
percussion de l'orchestre symphonique occidental sont, outre
les timbales, la caisse-claire, la grosse-caisse, les toms, le
tambour militaire et le tambourin (ou tambour de basque). Ils
se jouent tous à l'aide de baguettes, à l'exception du
tambourin, souvent joué avec les doigts ou secoué, pour faire
sonner les cymbalettes dont son cadre est muni. Les
membranophones comptent une grande variété de tambours
(cylindriques et coniques, en tonneau et en sablier, en
gobelet et sur pied, à friction, sur cadre) et de nombreux
instruments, joués le plus souvent avec les doigts,
originaires d'Afrique, d'Amérique du Sud (tumbas, bongos,
congas), d'Asie (tablas indiens), ou du Moyen-Orient (zarb
iranien, derbouka d'Afrique du Nord).
Les idiophones
Les idiophones constituent un groupe beaucoup moins homogène
que les membranophones ; ils regroupent l'ensemble des
percussions n'entrant pas dans la première catégorie. Très
variés, ils ont en commun de ne pas comporter de caisse de
résonance, malgré la présence récente, pour certains d'entre
eux (vibraphone, marimba), de résonateurs en forme de tubes.
Le groupe des idiophones, constitué en majorité d'instruments
à hauteurs indéterminées, peut être divisé en plusieurs
catégories.
La première contient des instruments de bruitage, souvent en
bois (castagnettes, wood-block, claves, hochets, grelots,
maracas, guiro-guiro, wood-chimes, glass-chimes, sirènes,
Klaxon). La deuxième regroupe des instruments métalliques
appelés "plaques", frappés à l'aide de mailloches ou de
baguettes. Parmi les plaques, on trouve le carillon, les
cymbales, les grelots et les cow-bells (cloches de vaches),
les gongs et les tams-tams (gongs plats, à ne pas confondre
avec les tambours africains communément nommés tams-tams).
Enfin, la dernière catégorie comporte des instruments à lames
et constitue le seul groupe d'instruments (avec les cloches) à
donner des sons à hauteur déterminée. Ces instruments, dont
les lames sont disposées en clavier, sont le xylophone et la
marimba (lames de bois), le célesta (lames de verre), le
vibraphone et le glockenspiel (lames de fer). Tous ces
instruments se jouent à l'aide de baguettes, à l'exception du
célesta, qui est muni d'un clavier. Instrument à cordes, le
piano est également un instrument à percussion de la famille
des idiophones, la corde étant mise en vibration par l'action
d'un marteau.
|
Fanfares du Nord Pas de Calais |
|