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Jeu de balle traditionnel
du pays basque qui consiste à lancer une balle, la pelote, contre un mur. Les
joueurs, les pelotaris, s’affrontent seuls ou en équipe, renvoyant la pelote
contre le mur à main nue ou bien à l’aide d’un gant ou d’une raquette.
Équipements et terrains
Si la règle du jeu varie d’une forme de pelote basque à l’autre, les joueurs
utilisent toujours une pelote et le terrain de jeu comporte au moins un mur. La
pelote est une sorte de balle, constituée d'un noyau en caoutchouc entouré de
fils de laine et recouvert d'une enveloppe de cuir. Son poids et son diamètre
sont variables (90 à 130 g et 62 à 72 mm). Le mur est appelé fronton.
Une partie de pelote basque se joue soit en plein air (fronton place libre),
soit entre trois murs, en fronton mur à gauche (aire de 10 m de large et de 36 m
de long, généralement couverte et comprenant trois murs : devant, derrière et à
gauche), ou dans une salle fermée, en salle trinquet (salle de 9,30 m sur 28,50
m, plafond à 10 m). Elle se dispute soit à main nue, soit avec un gant, une
raquette ou un chistera, gant en osier, gainé de cuir à la hauteur de la main,
qui y est maintenue par des lanières.
Les différentes disciplines
La forme ancestrale de la pelote basque est le rebot, dérivé de la longue paume,
sport national français au XVIe siècle : il oppose deux équipes de cinq joueurs
chacune, qui se font face, en place libre, sur un terrain d'une centaine de
mètres, divisé en deux par une ligne tracée à 32 m du ‹ mur de rebot › ; en deçà
de cette ligne se tiennent les défenseurs ; au-delà, dans le plus grand espace
(parfois limité par le ‹ mur du fond ›), prennent place les attaquants. Les
joueurs, équipés d'un gant (chistera courte de 58 cm), doivent, pour marquer des
points, empêcher les adversaires de rattraper la balle ou de la renvoyer dans
les limites du terrain.
Les formes les plus courantes de la pelote basque, pratiquées en place libre,
sont le petit chistera, où le renvoi de volée est obligatoire, et le grand
chistera, l'un et l'autre opposant deux équipes de trois joueurs chacune,
faisant tous face à un fronton haut de 10 m et marqué, à 1 m du sol, d'une ligne
au-dessus de laquelle les joueurs doivent envoyer la balle pour ne pas perdre le
point.
La spécialité à main nue, pratiquée en place libre ou en trinquet, oppose les
joueurs en double. Le joko garbi (deux équipes de trois joueurs renvoient la
balle grâce à un gant identique à celui du rebot) et la pala (deux équipes de
deux joueurs se renvoient la balle grâce à un battoir en bois de 10 cm sur 50
cm) sont des spécialités pratiquées le plus souvent en France quand elles se
déroulent sur un fronton place libre. En Espagne, les versions à main nue et du
joko garbi se jouent sur un fronton mur à gauche.
La cesta punta, qui oppose les joueurs soit en double, soit en simple, se
déroule sur un jaï alaï, fronton mur à gauche long de 54 m, et est caractérisé
par des échanges beaucoup plus rapides que pour la chistera (plus de 300 km/h
pour les meilleurs pelotaris). Les principales compétitions professionnelles ont
toutes pour cadre le jaï alaï, que ce soit la cesta punta aux États-Unis (qui
sert de support à de nombreux paris), ou la pala en Espagne. Il existe également
des variantes essentiellement pratiquées en Amérique latine comme la Xare (ou
raquette argentine) qui oppose dans un trinquet des équipes de deux joueurs
équipés d'une raquette munie d'un filet de corde non tendu, ou le Frontennis
mexicain, joué sur un fronton mur à gauche long de 30 mètres grâce à des
raquettes proches de celles du tennis.
En France, l'un des plus illustres pelotaris fut Joseph Apesteguy (1881-1955),
surnommé Chiquito de Cambo (‹ joueur de grand chistera ›). L'Aviron bayonnais et
Goïzeko Izarra de Saint-Jean-Pied-de-Port, sont parmi les clubs français les
plus titrés. Si la pelote basque est avant tout un sport traditionnel, sa
pratique tend à se développer dans de nombreux pays. À la suite de la création,
en 1921, de la Fédération française de pelote basque, une Fédération
internationale a été fondée en 1929 ; outre la France, l'Espagne, l'Italie et
les États-Unis, elle regroupe de nombreux pays latino-américains ainsi que les
Philippines. Des championnats du monde ont lieu tous les quatre ans depuis 1952.
La pelote basque a été sport de démonstration lors des jeux Olympiques de Paris
en 1924, de Mexico en 1968 et de Barcelone en 1992.
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Les clubs de pelote basque du nord pas
de calais |
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