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La natation est un sport universel dont les vertus sont unanimement reconnues en ce qui concerne les bienfaits qu'il apporte à la santé de ses pratiquants. Sport olympique depuis 1896, la natation de haut niveau est cependant confrontée à deux problèmes majeurs : d'une part, les affaires de dopage nuisent à son image ; d'autre part, le côté peu spectaculaire de ce sport entraîne une certaine désaffection des médias et du public à son égard.

n. f. Discipline sportive faisant appel aux aptitudes du corps humain à se mouvoir dans l'eau.

La natation permet un développement graduel des fonctions cardiaque, respiratoire et musculaire ; elle est, au même titre que l'athlétisme et la gymnastique, un sport olympique majeur.

Historique

De la découverte des vertus curatives attachées aux bains - à Rome, les thermes de Caracalla rassemblaient de nombreux baigneurs dans des bassins d'une quinzaine de mètres - à celle des vertus éducatives de la nage - Rabelais, dans Gargantua, montre que l'éducation d'un jeune homme doit le rendre apte à se mouvoir dans l'élément liquide -, les plaisirs et les bienfaits de l'eau ont occupé une place importante au cours des temps. Au IIe siècle apr. J.-C., le Grec Pausanias mentionne des concours de natation ; des courses sont organisées à Rome. Au Japon, des manuscrits apocryphes conservent la trace de compétitions nautiques dès le Ier siècle av. J.-C. ; en 1603, un décret impérial fixe les modalités de l'inscription de la natation dans les programmes scolaires, et des championnats sont organisés de façon régulière.

En France, d'Henri IV à Louis XVI, des nobles de la Cour se plaisent à effectuer quelques brasses dans la Seine. La traversée de bras de mer ou de détroits tente quelques intrépides. Lord Byron franchit l'Hellespont (détroit des Dardanelles) en 1810.

La natation devient une activité véritablement sportive au XIXe siècle, sous l'influence des Britanniques. Le premier bassin couvert est construit à Liverpool en 1828 et, dès 1837, la première compétition est organisée dans l'un des six bassins couverts de Londres. Le premier championnat national a lieu en 1846 en Australie (Sydney), sur 440 yards, et est remporté par Redman en 8 min 43 s. Le premier championnat du monde, disputé sur 100 yards, est organisé à Melbourne en 1858.

Dès lors, de nombreuses courses ont lieu, ainsi que des compétitions de natation artistique et des concours d'acrobaties marines. Les bains de mer, très populaires à la fin du XIXe siècle sur les côtes d'Europe, et les méthodes du Suédois Per Henrik Ling (1776-1839), prônant la rééducation des handicapés physiques par la natation, donnent une impulsion décisive à cette activité. Le 25 août 1875, l'Anglais Matthew Webb traverse la Manche, de Douvres à Calais, en 21 h 45 min ; il se tuera en 1883, en tentant de franchir à la nage les chutes du Niagara.

Les premières règles sont édictées en 1869 par la Metropolitan Swimming Clubs Association de Londres ; elles portent sur le programme des compétitions et établissent les statuts d'un code amateur. Le premier championnat national réservé aux amateurs, disputé sur 1 mile, est remporté par Tom Morris en 1869 sur la Tamise. Le premier record reconnu est celui de Winston Cole, établi sur 100 yards en 1871 : 1 min 15 s.

En 1874, les clubs londoniens se groupent en fédération nationale. Dix ans plus tard, des divergences concernant le statut amateur entraînent la création d'une seconde fédération, l'Amateur Swimming Union. Les deux associations fusionnent en 1886 sur des bases d'amateurisme qui seront reprises par la Fédération internationale de natation (FINA), créée en 1908 : un nageur ne doit en aucun cas exercer un métier lié à la natation.

Aux États-Unis, le premier championnat national est organisé en 1877. La première compétition féminine a lieu en Écosse en 1892, sur 200 yards, et est remportée par Dobbie en 4 min 25 s. À l'exemple des Britanniques, d'autres pays créent une fédération ; en France, sa fondation date de 1899. Les premiers championnats d'Europe se déroulent cette même année à Vienne ; ils auront lieu cinq années de suite, seront interrompus jusqu'en 1923 puis reprendront en 1926 ; ils ont lieu aujourd'hui tous les deux ans. Les premiers championnats du monde datent seulement de 1973 et se déroulent tous les trois ans.

Les styles et leur évolution

La brasse s'effectue par une traction des bras parallèlement à la surface de l'eau, les mains étant lancées et ramenées symétriquement, et par une poussée des jambes, les pieds étant projetés puis ramenés, eux aussi symétriquement, dans l'axe du corps. Ce style, le seul où les mains du nageur sont constamment sous la surface de l'eau, exige un équilibre parfait et une grande maîtrise.

La nage papillon s'effectue par une rotation des bras, projetés et ramenés symétriquement, tandis que le corps ondule jambes jointes. La nage papillon convient à des morphologies longues et souples.

La nage libre, ou crawl, tire son efficacité d'une propulsion continue, générée par un mouvement de bras alternatif très rapide et par un battement accéléré des jambes, genoux fléchis puis tendus. Le crawl demande une parfaite coordination respiratoire, en raison de l'immersion quasi permanente de la tête.

Le dos s'effectue, à l'instar du crawl, par traction alternative des bras et battement vertical des jambes. Il convient à des nageurs très souples au niveau des épaules et des poignets.

C'est la brasse qui est à l'origine de la natation moderne. Ce style, le plus ancien, est également le plus lent. En 1840 apparaît la nage de côtéà l'anglaise (English side stroke), utilisant un mouvement alternatif des bras sous la surface de l'eau et un ciseau des jambes. Grâce aux observations faites par l'Australien Wallis auprès des indigènes océaniens, ce style va évoluer : il sera appeléover arm stroke, un bras sortant sur le côté (nage indienne). Il sera emprunté par les plus grands nageurs en sprint jusqu'au début du XXe siècle. L'Anglais John Trudgen le perfectionne par un mouvement des bras au-dessus du corps en position ventrale (double over arm stroke) et ciseau des jambes. Le crawl, proche lui aussi de très anciennes nages traditionnelles, est dû à l'Australien Richard Cavill, qui combine en 1899 le style précédent avec un battement vertical des jambes. Le crawl (de l'anglais, to crawl, " ramper ") s'appelait alors Australian crawl ou Australian splash. Ce style s'impose définitivement en sprint lors des jeux Olympiques de 1908, grâce à l'Américain Charles Daniels, et après 1920 en demi-fond, grâce au Suédois Arne Borg.

La natation aux jeux Olympiques

Les épreuves de natation disputées aux jeux Olympiques sont au nombre de 32 : 16 chez les hommes et 16 chez les dames. Les hommes concourent en nage libre sur 50 m, 100 m, 200 m, 400 m et 1 500 m ; en dos, en brasse et en papillon sur 100 m et 200 m. Les autres épreuves individuelles sont le 200 m quatre nages (4 × 50 m, avec le papillon au départ puis, dans l'ordre, le dos, la brasse et la nage libre) et le 400 m quatre nages (4 × 100 m, parcourus dans le même ordre que pour le 200 m). Par équipes, les relais 4 × 100 m et 4 × 200 m se disputent en crawl, tandis que le relais 4 × 100 m quatre nages commence par le dos et se poursuit par la brasse, le papillon et le crawl. Les dames disputent les mêmes épreuves, à l'exception du 1 500 m nage libre, qui est remplacé par le 800 m nage libre.

1900-1920

Ce n'est que lors des jeux de Paris, en 1924, que la natation devient une discipline fondamentale, révélatrice de la santé sportive des nations : les épreuves y sont disputées à la piscine des Tourelles, révolutionnaire pour l'époque. Elles s'étaient déroulées en 1896 en mer (dans la baie de Zea, au large du Pirée), en 1900 dans la Seine (bassin d'Asnières), et en 1904 à Saint Louis, dans des bassins artificiels aux formes irrégulières.

Les Européens sont les champions de la spécialité jusqu'en 1908. Dès 1912, ce sont les nageurs des États-Unis (dont le célèbre Duke Kahanamoku, 1890-1968), de l'Australie et du Canada qui dominent les compétitions, tandis que les dames disputent leurs premières épreuves (les Australiennes s'imposant avec Fanny Durack sur 100 m). En 1920, les États-Unis règnent sans partage, avec Duke Kahanamoku et Norman Ross chez les hommes, Ethelda Bleibtrey chez les dames.

En 1924, la première étoile de la natation moderne apparaît avec Johnny Weissmuller (1904-1984), le premier nageur à être déjà descendu sous la minute sur 100 m (58 s 6 en 1922 dans un bassin de 100 yards ; 57 s 4 en février 1924 dans une piscine de 25 yards : ce dernier record résistera dix ans). L'Américain, entraîné par le fameux William Bachrach, enthousiasme Paris par son style : il est la figure marquante des épreuves, avec le Suédois Arne Borg (1901-1987) et l'Australien Andrew Charlton en demi-fond. Chez les dames, Martha Norelius, Gertrud Eberle et Ethel Lackie complètent le succès des États-Unis (six courses sur sept gagnées en nage libre). En 1928, Weissmuller continue de dominer le sprint, tandis que le Suédois Borg fait de même en demi-fond. Les États-Unis, toutefois, ne remportent pas un succès total. En 1932, à Los Angeles, les Japonais enlèvent toutes les courses masculines, à l'exception du 400 m nage libre, gagné par l'Américain Clarence " Buster " Crabbe. Dans les disciplines féminines, au contraire, les Américaines ne concèdent que le 200 m brasse (remporté par l'Australienne Claire Dennis).

Les années 1930 et 1940

La vedette des jeux de 1932 est l'Américaine Helen Madison (1913-1970), qui se classe en tête de toutes les épreuves de nage libre - elle battra, au cours de sa carrière, 21 records mondiaux. En 1936, les Américaines abandonnent le premier rôle aux Néerlandaises et plus particulièrement à Ria Mastenbroek, qui domine les épreuves de nage libre. Chez les hommes, le partage des médailles est égal entre les États-Unis et le Japon.

Sans l'interruption due à la Seconde Guerre mondiale, la Danoise Ragnhild Hveger (née en 1920), détentrice de 42 records du monde entre 1936 et 1942, se serait sûrement imposée aux Jeux. Ses compatriotes Greta Andersen (née en 1927) et Karen Harup consacrent les progrès de l'école danoise en 1948, tandis que les Américains, en l'absence des Japonais, exclus de la Fédération internationale et des jeux Olympiques, remportent toutes les épreuves. Les Américains renouvellent leur domination en 1952, malgré la réintégration des Japonais depuis 1949. Jean Boiteux (né en 1933) est, quant à lui, le premier Français (et toujours le seul) à devenir champion olympique de natation, grâce à une longueur d'avance à l'issue du 400 m nage libre.

Les années 1950 et 1960

Les Jeux de Melbourne, en 1956, sont marqués par un net recul des États-Unis, devancés chez les hommes et chez les dames par l'Australie, où les entraîneurs préconisent des séances de plus en plus intenses et la pratique de la musculation (sous l'impulsion de Forbes Carlisle). John Henricks, John Devitt (né en 1937) et Gary Chapman réalisent le triplé sur 100 m nage libre et Murray Rose (né en 1939) s'impose en demi-fond, tandis que Dawn Fraser (née en 1937) et Lorraine Crapp (née en 1938) complètent, chez les dames, le succès des nageurs des antipodes. En 1960, les Australiens dominent de nouveau, avec John Devitt et David Theile sur 100 m, Murray Rose et John Konrads (né en 1942) en demi-fond ; chez les dames, seule Dawn Fraser (également consacrée quatre ans plus tard) conserve son titre olympique. Les Jeux de Tokyo, de Mexico, de Munich et de Montréal seront totalement dominés par les États-Unis, qui ont repris les méthodes d'entraînement australiennes, organisant des épreuves par catégories d'âge à partir de neuf ans. En 1964, Don Schollander (né en 1946) remporte - exploit alors sans précédent - quatre médailles d'or : sur 100 m et 400 m nage libre, dans les relais 4 × 100 m et 4 × 200 m ; il battra encore 12 records du monde entre 1965 et 1968. En 1968, Deborah Meyer (née en 1952) est la première femme à conquérir trois médailles d'or (200, 400 et 800 m nage libre) ; dans sa carrière, elle améliorera 17 records du monde. En 1972, les épreuves olympiques de natation consacrent un phénomène du sport : Mark Spitz (né en 1950), à l'aise dans toutes les spécialités grâce à sa souplesse et à sa puissance. Il s'adjuge sept médailles d'or en sept épreuves, dont trois en relais, toutes assorties d'un record du monde. Il avait déjà remportéà Mexico deux médailles d'or, une d'argent et une de bronze ; il battra au total 32 records du monde au cours de sa carrière. À Munich également, l'Australienne Shane Gould (née en 1956) s'assure un triomphe personnel avec deux titres olympiques. Autre champion d'exception, l'Allemand de l'Est Roland Matthes (né en 1950) remporte les 100 et 200 m dos en 1968 et 1972.

Les années 1970

En 1976, les Américains gagnent toutes les courses (y compris les relais), à l'exception du 200 m brasse, qui revient au Britannique David Wilkie (né en 1954). John Naber (né en 1956) en dos et Brian Goodell (né en 1959) en demi-fond marquent les épreuves de leur personnalité, tandis que Jim Montgomery (né en 1955) gagne le 100 m nage libre en moins de 50 s (49 s 99). Si les Jeux de Montréal confirment la prééminence des Américains, un phénomène nouveau se fait jour chez les dames : l'hégémonie des Allemandes de l'Est, notamment avec Kornelia Ender (née en 1958), qui s'attribuent tous les titres sauf ceux du relais 4 × 100 m et du 200 m brasse. Détection précoce, sélection rigoureuse, infrastructure sportive de pointe et préparation intensive, à la limite de l'expérimentation, sont les principaux facteurs qui ont hissé l'Allemagne de l'Est au premier rang de la natation féminine. Après la chute du mur de Berlin, en 1989, les témoignages et les archives confirmeront les soupçons : les performances des Allemandes de l'Est étaient dues à l'usage systématique du dopage (emploi de stéroïdes anabolisants). Malheureusement, un phénomène semblable se reproduira en 1994 : les nageuses chinoises dominent outrageusement leurs concurrentes lors des championnats du monde de Rome ; quelques semaines plus tard, lors des Jeux asiatiques, plusieurs d'entre elles sont convaincues de dopage et disqualifiées.

Les années 1980

En 1980, les épreuves de natation sont, en l'absence des États-Unis, l'affaire exclusive des pays de l'Europe de l'Est. Les nageurs soviétiques et les nageuses est-allemandes trustent des médailles dévaluées par l'usage du dopage. Il faut cependant retenir la performance du Soviétique Vladimir Salnikov (né en 1960) en demi-fond, ainsi que celles des Allemandes de l'Est Barbara Krause (née en 1959) en sprint et Rica Reinisch (née en 1965) sur 100 m et 200 m dos.

En 1984, la valeur des épreuves de natation est également amoindrie, en raison cette fois de l'absence des pays de l'Est. Les Américains dominent nettement les compétitions, avec notamment, chez les messieurs, Ambrose " Rowdy " Gaines (né en 1959) sur 100 m et, chez les dames, Tracy Caulkins (née en 1963), qui obtient trois médailles d'or. L'Allemand de l'Ouest Michael Gross (né en 1964), vainqueur du 100 m papillon et du 200 m nage libre, est aussi l'une des grandes figures de ces Jeux.

En 1988, à Séoul, tous les meilleurs concurrents sont présents. Chez les messieurs, le sprinter américain Matt Biondi (né en 1965) s'adjuge cinq titres, alors que le Soviétique Vladimir Salnikov remporte, huit ans après Moscou, le 1 500 m, et que le Hongrois Tamas Darnyi (né en 1967) bat les records du monde des 200 et 400 m quatre nages. Chez les dames, l'Allemande de l'Est Kristin Otto (née en 1965) remporte six médailles d'or et l'Américaine Janet Evans (née en 1971), trois.

Les années 1990

En 1992, à Barcelone, le représentant de la CEI Alexander Popov (né en 1970) remporte les épreuves de sprint (50 m et 100 m), son coéquipier Evgueni Sadovyi s'impose sur 200 m et 400 m, tandis que l'Australien Karen Perkins (né en 1973) gagne le 1 500 m. Chez les dames, la Hongroise Kristina Egerszegi (née en 1974) remporte trois médailles d'or, alors que la Chinoise Zuhang Yong (née en 1972) gagne le 100 m.

En 1996, à Atlanta, le Russe Alexander Popov conserve ses titres en sprint, et son compatriote Denis Pankratov gagne les épreuves en style papillon. Le Belge Fred Deburghgraeve remporte le 100 m brasse en battant le record du monde. Chez les dames, l'Irlandaise Michelle Smith (née en 1970), pourtant déjàâgée de vingt-six ans, se révèle en s'adjugeant trois médailles d'or. La Chinoise Jingyi Le gagne le 100 m, alors que l'Allemande Franciska Van Almsick (née en 1978), qui dominait la natation féminine depuis quatre ans, ne remporte aucun titre.

Les autres disciplines

Le plongeon

Les épreuves de plongeon font partie intégrante du programme de natation lors de la coupe d'Europe, des championnats du monde et des jeux Olympiques. Cette discipline recouvre deux spécialités : le tremplin (1 m et 3 m) et le haut vol (10 m). Le plongeon s'exécute droit, carpé ou groupé. Aux jeux Olympiques, seuls le tremplin de 3 m et le haut vol sont disputés.

Au tremplin, il y a cinq plongeons obligatoires (ordinaire avant, ordinaire arrière, renversé, retourné, demi-tire-bouchon avant) et cinq plongeons libres.

En haut vol, les hommes exécutent six plongeons libres avec un total de coefficients n'excédant pas 11 points, et quatre plongeons libres sans limite du total de coefficients. Les dames exécutent trois plongeons libres avec un total de coefficients n'excédant pas 5,5 points, et trois plongeons libres sans limite du total de coefficients. En haut vol existe un sixième groupe de plongeons : les plongeons en équilibre. Les plongeons sont notés de 0 à 10. Les notes sanctionnent d'abord l'élan et le départ, puis la technique et la courbe de la trajectoire durant le trajet aérien, enfin l'entrée dans l'eau, qui doit être le plus discrète et le plus verticale possible. L'Américain Greg Louganis (né en 1960), champion olympique en 1984 et en 1988, est considéré comme le plus grand plongeur de tous les temps.

La natation synchronisée

La natation synchronisée est un sport uniquement féminin. Les épreuves portent sur l'exécution de figures séparées et enchaînées, réalisées individuellement, en couple ou en équipe (huit nageuses). Les premiers championnats du monde de natation synchronisée se déroulent en 1974. En 1984, la natation synchronisée est inscrite au programme olympique (solo et duo). En 1996, ces deux épreuves sont supprimées du programme et remplacées par deux épreuves de ballet (équipes de huit concurrentes, programme technique et programme libre). Si les Américaines dominent cette spécialité, Muriel Hermine (née en 1963) a fait connaître cette discipline en France ; elle est maintenant organisatrice de spectacles nautiques.

Le water-polo

Créé par les Britanniques en 1870, le water-polo est un sport d'équipe (13 joueurs, dont 6 remplaçants) qui se pratique dans un bassin de 20 m à 30 m de long et 12 m à 20 m de large (pour les matchs féminins, la longueur maximale est de 25 m et la largeur de 17 m). Les lignes de but, de milieu et de penalty (4 m) sont clairement marquées de part et d'autre du bassin. Le water-polo se joue avec un ballon en caoutchouc dont la circonférence est comprise entre 68 cm et 71 cm, et dont le poids varie de 400 g à 450 g ; il doit pénétrer dans un but large de 3 m et haut de 90 cm. Une rencontre se déroule en quatre périodes de sept minutes, chaque arrêt de jeu étant décompté ; deux minutes de repos sont accordées entre chaque période. Cette discipline, peu appréciée du grand public malgré ses aspects spectaculaires et ses multiples renversements de situation, inscrite aux jeux Olympiques dès 1900 (pour les messieurs uniquement), a été au début du XXe siècle l'affaire des seuls Anglo-Saxons ; les pays de l'Europe de l'Est (singulièrement la Hongrie, l'URSS et la Yougoslavie) ont dominé par la suite. L'Italie a été championne olympique en 1992, l'Espagne en 1996.

 
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