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Art martial d’origine
japonais. Signifiant étymologiquement main (té) vide (kara),
le karaté est un sport de combat basé sur l'autodéfense dans
lequel les coups, portés avec les pieds et les mains, sont
retenus. À la différence du judo, il n'admet pas le corps à
corps. Près de quinze millions d'adeptes s'adonnent au karaté
dans le monde, dont 200 000 en France.
Origines du karaté
L'okinawate, ou combat à mains nues (voir article sur les arts
martiaux), était une forme d'autodéfense à mains nues
pratiquée dans chaque village du Japon. Chaque village
possédait son propre style, certains s'éloignant au fur et à
mesure des voies de l'okinawate par l'utilisation d'armes, en
réalité des outils de riziculture. Seules les variantes
pratiquées dans les villages de Naha (nahate) et Shuri (shurite),
sur l’île d’Okinawa, et qui s’inspirent du kempo, l’Art du
poing enseigné par les Chinois, restèrent fidèles à l'esprit
originel de l'okinawate.
À la fin du XIXe siècle, le maître japonais Higashi Ona
s'inspire du nahate et du shurite pour créer la première
méthode du karaté, le goja-ryu.Élèves d'Higashi Ona, Miyagi
Shojun (1888-1953) et Mabuni Kenwa (1889-1952) suivent ensuite
des voies parallèles. Tandis que le premier reste fidèle à la
méthode de son maître sur l'île d'Okinawa, le second part à
Osaka pour créer la méthode shito-ryu, synthèse du nahate et
du shurite. La méthode qui reste cependant la plus populaire
aujourd'hui est le shotokan, créé en 1920 au Japon par le
célèbre Gichin Funakoshi (1869-1957). Originaire d'Okinawa,
celui effectue des démonstrations dans le reste du Japon avant
de s'installer dans la ville de Shoto, à proximité de Tokyo.
Il accole alors au nom de la ville (qui signifie ‹ longue vie
›) celui de kan (‹ pin ›) pour baptiser sa méthode.
Introduit en France dès 1950, le karaté a longtemps été
affiliée à la Fédération française de judo. La Fédération
française de karaté et arts martiaux affinitaires est créé le
30 juin 1975.
Les règles et les techniques
Le karaté est pratiqué dans une salle appelée dojo, au centre
de laquelle un carré de huit mètres de côté constitue la
surface de combat. Face à face, à une distance de 1,50 m du
centre de la zone de combat, sont placées deux lignes
parallèles d'un mètre de long entre lesquelles les combattants
doivent se positionner au début, à la fin, ainsi qu'à chaque
interruption du combat. Le pratiquant (karatéka) y évolue
pieds nus. Il est vêtu d'un équipement blanc (karatégi)
composé d'un pantalon qui doit couvrir plus de la moitié du
tibia et d'une veste, dont les manches doivent couvrir les
hanches et au moins la moitié des avant-bras, maintenue par
deux ceintures dont l'une indique le grade. Les combattants
sont également équipés de protège-mains.
Les coups – fictifs – sont portés avec les mains et les pieds
en attaques directes ou circulaires, au cours de luttes dont
la durée varie de trois à cinq minutes. Les points d'attaque
autorisés sont la tête, le visage, le cou, la poitrine,
l'abdomen et le dos. Le juge-arbitre étudie la précision et la
technique de chacun des coups fictifs portés par les karatéka,
créditant d’un ippon l’auteur d’une attaque de qualité. Un
karatéka portant deux ippons (nihon) est déclaré vainqueur du
combat. À l'inverse, si un karatéka est coupable d'un acte
interdit (contact à la face, attaque aux parties génitales,
attaques répétées et directes aux membres, attaques aux
articulations de la hanche, du genou et du coup de pied), il
reçoit une pénalité(hansoku chui). Si un même karatéka est
pénalisé deux fois lors d'un combat, il est alors déclaré
vaincu par hansoku. Les fautes plus graves (balayages
dangereux, comportement discourtois, sorties répétées et
volontaires de la zone de combat, la lutte au corps à corps)
peuvent entraîner une disqualification par jogai chi. En cas
de match nul à l'issue du combat, les deux adversaires sont
départagés par une décision du juge-arbitre.
Il existe également une variante de compétition, le kata, où
le karatéka exécute une chorégraphie sensée représenter le
combat ‹ idéal › et exécutée face à des adversaires
imaginaires. Le kata peut se pratiquer en individuel ou par
équipe. Le karatéka se doit de posséder neuf vertus : honneur
(meiyo), fidélité (chujitsu), sincérité (makoto), courage (yuki),
bonté (shinsetsu), humilité (kyoken), droiture (tadashi),
respect (sonchoo) et contrôle de soi (seigyo).
Les compétitions et les champions
Des championnats du monde, créés en 1970 pour les hommes et en
1980 pour les femmes, se disputent tous les deux ans. Des
championnats d'Europe, institués en 1966 pour les hommes et en
1982 pour les femmes, se déroulent chaque année. Il existe six
catégories de poids chez les hommes (60 kg, 65 kg, 70 kg, 75
kg, 80 kg et plus de 80 kg) et trois chez les femmes (53 kg,
60 kg et plus de 60 kg). L’épreuve ‹ toutes catégories › voit
s'opposer des champions des différentes catégories de poids.
Il existe également des épreuves par équipe chez les hommes
ainsi que chez les femmes, une pour le kata individuel et
l’autre pour le kata par équipe.
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Les clubs de karaté du nord pas de
calais |
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