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Sport de force individuel
qui consiste à soulever à bout de bras une charge formée de disques de fonte ou
de caoutchouc lourd, reliés en leur centre par une barre d'acier. Peu
médiatisée, l’haltérophilie demeure cependant une discipline spectaculaire qui
s’inscrit dans la tradition des démonstrations de force publiques. Sport
olympique depuis 1896, l’haltérophilie est une discipline soumise à une forte
réglementation.
Les levées
Inscrite aux premiers jeux Olympiques modernes d'Athènes (1896), l'haltérophilie
acquiert ses caractéristiques modernes aux jeux Olympiques d'Anvers en 1920,
sous l'impulsion de la Fédération française de poids et haltères (créée en 1913)
qui définit les trois mouvements de la discipline : le développé, l'arraché et
l'épaulé-jeté. Ces différents types de levées resteront inchangés jusqu'en 1973,
date à laquelle le développé (mouvement dangereux et difficile à juger) est
supprimé du programme.
L'arraché consiste à saisir la barre placée devant soi et à la propulser en un
seul temps et à bout de bras au-dessus de sa tête, soit en se fendant, soit en
fléchissant sur les jambes.
L'épaulé-jeté s'exécute en deux temps : la barre est d'abord amenée du sol aux
épaules, soit en se fendant, soit en fléchissant. Les pieds étant ramenés dans
leur position initiale, la barre est alors amenée au-dessus de la tête par
extension des jambes et des bras.
Le développé s’effectue en deux temps : la barre est d’abord soulevée à hauteur
d’épaules, les pieds devant rester dans le même plan. Les jambes alors
parfaitement tendues, la barre est amenée au-dessus de la tête. À la différence
de l’épaulé-jeté, il n’est pas permis de fléchir les jambes pendant la deuxième
phase du mouvement.
Les compétitions
Malgré l’existence de championnats d’Europe (créés en 1929) et de championnats
du monde (créés en 1937), disputés tous les ans, l'haltérophilie n'occupe guère
le devant de la scène qu'à l'occasion des jeux Olympiques.
Les compétitions se déroulent en salle sur un plateau de bois carré de 4 m de
côté, face auquel prennent place trois juges, dont le chef de plateau, à qui
revient le pouvoir de décision en cas de litige. En compétition, la barre
d'acier mesure 28 mm de diamètre. La distance minimale entre les disques doit
être de 1,31 m, le diamètre du disque le plus lourd (25 kg) est de 45 cm.
Deux heures avant la compétition, l'athlète doit se soumettre à la pesée afin de
déterminer sa catégorie de poids (dix catégories chez les hommes, neuf chez les
femmes). Après avoir annoncé sa barre de départ, chaque concurrent effectue
trois essais : le vainqueur est celui qui obtient le plus important cumul des
charges soulevées (avec une marge de progression minimale de 5 kg à chaque
essai, l'athlète pouvant demander 2,5 kg supplémentaires au troisième essai). À
l'appel de son nom, l'athlète dispose de deux minutes pour effectuer sa
tentative. Il doit s'immobiliser quelques secondes, la barre à bout de bras,
pour que l'essai soit jugé valable. En cas d'égalité entre deux concurrents,
c’est le plus léger des deux qui est désigné vainqueur.
Les champions
Les pionniers de la discipline sont les Français Ernest Cadine (champion
olympique à Anvers en 1920, mi-lourd) et, surtout, Charles Rigoulot (champion
olympique à Paris en 1924, mi-lourd également).
Longtemps dominée par les pays de l'Est (URSS et Bulgarie en particulier),
l'haltérophilie connaît son apogée dans les années 1960 et 1970, avec les
spectaculaires poids lourds soviétiques Youri Vlassov (champion olympique à Rome
en 1960), Leonid Jabotinski (champion olympique à Tokyo en 1964 et à Mexico en
1968) et Vassili Alexeïev (champion olympique à Munich en 1972 et à Montréal en
1976), qui pesait plus de 150 kg. Les Soviétiques Anatoli Pissarenko, Youri
Vardanian, David Rigert, Alexander Kurlovitch, les Bulgares Yanko Russev, Ivan
Ivanov, Galabin Boevski obtiennent également de nombreuses victoires dans cette
discipline. L'une des figures notoires de ce sport est le turc Naïm
Suleymanoglou, champion du monde des poids légers en 1985 et 1986 sous sa
nationalité d’origine (bulgare). Suspendu et privé de compétition pendant deux
ans après avoir fui la Bulgarie, il obtient la nationalité turque et offre à son
nouveau pays trois titres olympiques (en 1988 à Séoul, en 1992 à Barcelone et en
1996 à Atlanta). Depuis peu, les haltérophiles grecs, tels Pyrros Dimas
(champion olympique en 1992, 1996 et 2000, mi-lourd), Akakios Kakhiashvilis
(champion olympique en 1996 et 2000, lourd-moyen,) ou Sabanis Leonidas (vice-champion
olympique en 1996, plume), brillent dans toutes les compétitions mondiales.
Les compétitions féminines sont dominées par les Chinoises depuis leur création
au milieu des années 1980. Des haltérophiles telles que Weifang Tang et Meiyuan
Ding ont remporté de nombreux titres mondiaux et battu des records du monde à de
multiples reprises.
Malgré le caractère spectaculaire de l’effort intense que cette discipline
requiert, l'haltérophilie est peu prisée du grand public et délaissée par les
médias. La pratique généralisée du dopage, notamment en raison de la course aux
médailles que se livrent les pays de l'Est avant 1993, conduit la Fédération
internationale à modifier toutes les catégories de poids, annulant tous les
précédents records du monde. Elle souhaite ainsi voir ce sport, menacé de ne
plus figurer au programme olympique, repartir sur des bases assainies et fait de
la lutte contre le dopage sa priorité.
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Les clubs d'haltérophilie du nord pas
de calais |
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