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Le moulin quant à lui a une origine très
ancienne et appartenait, avant la Révolution, à Charles de
Rohan, Prince de Soubise et Maréchal de France.En 1793, il
devient propriété de la République mais sera rendu à la
princesse Armande de Rohan-Guémené, héritière du Maréchal.
En 1812, les héritiers le vendent à Louis
Declercq et Piat Lefebvre-Boucher, propriétaires à
Tournai.En 1823, il est vendu à Henri Tiroloy, auparavant
meunier au moulin de Cercamp.En 1832, il est vendu à Mme
Gavard, née Gorlier, belle-sœur de Henri Tiroloy, qui le
loue à son beau-frère, puis à son neveu Charles Tiroloy.
Ce dernier laisse le moulin en ruine. En 1866, il est
acheté par De Reul-Vicart qui le restaure. Ses fils lui
succèdent. Le moulin est agrandi vers 1886, une partie des
meules est remplacée par des cylindres.
En 1905, il est vendu à Mme Noël-Hébant qui
le dirige elle-même. Son beau-fils Petit-Noël lui succède
en 1911 et le modernise entièrement en moulin à
cylindres.La roue est remplacée par une turbine en 1921,
aidée par la suite par un moteur diesel.
En 1947, il fait partie des moulins qui
triturent de 50 à 100 quintaux de blé par 24 heures. En
1952, il devient la propriété de Paul Delhaye-Bourbiaux,
minotier à Lottinghen, qui le vend à la commune en 1953.
Deux moulins ont existé sur le site. Celui
de la rive gauche, le plus ancien et le plus important,
qui n’a cessé de s’agrandir et de se moderniser. On y a
longtemps moulu l’écorce de chêne pour les tanneries de
Frévent, en même temps que le blé panifiable.
Le moulin de la rive droite a été construit
par François de Reul en 1874. Il avait une roue en partie
en fonte garnie d’aubes en forme de godets. L’arbre-moteur
en bois portait un rouet en fonte à dents de bois,
entraînant un pignon conique en fonte. Au-dessus, le
hérisson en fonte entraînait deux paires de meules au
moyen de pignon-lanterne également en fonte.Le moulin a
cessé de fonctionner en 1915 et a subsisté comme magasin
avant de disparaître complètement.
Les premiers contacts effectués par la
commune vers l'ARAM remontent en 1988. En 1994, la commune
sollicite une subvention auprès du Conseil Régional. La
proposition d'y installer une roue et de constituer la
ventellerie n'a pas abouti, La DDAF refusant la
reconstruction de cette dernière. Par contre, le moulin a
été bien restauré et abrite une multitude de matériels,
machines, objets et documents, le tout réuni, mis en place
et géré par Mme Mighette Pruvost, adjointe et épouse du
maire, qui a consacré avec passion nombre d'années à cette
superbe réalisation. |