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C'est d'ailleurs lui qui cette même année, réinstalla les
ailes, fabriquées par la firme Verhaeghe-Decuyper de
Ruddervoorde (Belgique), et c'est Lucien Rousseau
d'Arnèke, qui les habilla. En 1948, le chemin de
roulement, comprenant des roues en bois d'un diamètre
d'environ 30 cm, est remplacé par un nouveau, garni de
roues en fonte plus petites. La tour est, à cette
occasion, rehaussée de trois briques, la toiture soulevée
et maintenue avec des vérins en bois. Passionné par son
métier et amoureux de son moulin, Michel Markey fut le
dernier de la région avec Abel Deschodt à moudre le blé
panifiable (arrêt en 1963), et le dernier à écraser les
graines secondaires. Toujours aux petits soins pour son
moulin, il n'aurait jamais eu besoin du concours de
l'ARAM, si un malheureux accident, imprévisible, n'était
survenu le 3 novembre 1980. Ce jour là, alors que les
ailes tournaient normalement, l'une d'entre-elles se brisa
et arrêta net sa rotation. Inscrit dans les Sites le 17
avril 1970 et à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques le 24 octobre 1977, le moulin peut
heureusement bénéficier de subventions des deux
ministères. Par ailleurs le délégué Général de Rempart,
Patrick Arnould, participa aux frais, grâce à des fonds
débloqués par le Ministère de la Culture. La Région
participe également mais la commune, à qui une demande
symbolique avait était adressée, refuse. Le plan de
financement n'est pas complet et l'apport personnel du
meunier, quoique important, est insuffisant. C'est son
fils, Joseph, qui va sauver la situation, du fait de sa
profession, contremaître dans une grande usine de
mécanique générale. Après quelques réunions de travail,
conseillé par l'ARAM qui réalise les plans, il attaque la
réalisation des deux grandes verges métalliques de 24,70
m. de long, dont les éléments seront soudés sur place.
Tous ses congés y sont consacrés et une vingtaine
d'ouvriers participeront également bénévolement à cette
œuvre, menée à bien en août 1981. L'habillage des verges
sera réalisé par les charpentiers Peel, en janvier et
février 1982, et le 18 février elles sont mises en places.
Le même jour et en guise de remerciement, les anciennes
ailes sont offertes à l'ARAM et transportées à Villeneuve
d'Ascq, où elles figurent en bonne place au Centre
Régional de Molinologie, comme exemples d'ailes rivées
selon le vieux système. Une fête est ensuite organisée par
le meunier et sa famille, le 1e mai, pour célébrer cet
événement. Quelques années plus tard, l'ARAM décide
d'entreprendre les démarches pour redonner une nouvelle
toiture au moulin. Les recherches de financements sont
lancées en 1996 par l'Association des Amis du Steenmeulen,
et en 1997 la toiture est entièrement renouvelée par les
charpentiers Peel. Quelques temps après, le fils du
meunier, Joseph, et son épouse, Véra, ont repris le moulin
en main et installé un superbe et riche musée dans la
grange. Depuis le moulin est devenu l'un des sites
touristiques les plus dynamiques de la région. |