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Moulin Lianne

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D'après le recensement de 1809, le moulin existe déjà,
mais il était certainement tout nouvellement érigé. Il
ressemble beaucoup au moulin Flament de Oye-Plage, dont le
dernier meunier affirmait qu'il avait été construit en
1820. Il est cependant un peu plus grand que celui
d'Offekerque, mais la disposition intérieure est tout à
fait semblable. En 1833, le " Moulin Blanc ", de son autre
appellation, appartient à un nommé Duflos de Calais, et
changera souvent de propriétaire. Vers 1890, ce sera
Hubert Noyez Polycarpe, qui possédait aussi le moulin de
Oye-Plage cité plus haut. |
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C'est la famille Lianne qui va lui laisser son nom. Le
premier, Isidore, était déjà locataire en 1910 avant de
l'acquérir définitivement en 1919. Son père était meunier
à Marck-en-Calaisis d'un moulin qui sera repris par
d'autre Lianne avant de tomber, renversé par la tempête de
novembre 1940.
Le Moulin Blanc est repris par Emile, fils d'Isidore, vers
1938. Pendant la guerre, il est réquisitionné pour faire
de la farine ainsi que son collègue, Gérard Gourdin, pour
faire le boulanger
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Après la guerre, vers 1954, deux ailes sont démontées par
Géry Demeerseman, qui refait en 1958 une nouvelle toiture,
recouverte de tôles, malheureusement d'une forme
différente de l'ancienne. En 1961, il remplace l'entrebut
par celui du moulin Gourdin. En 1966, les ailes ne
tournent plus. C'est un moteur semi-diesel, installé en
1935, qui actionne, pour la clientèle, la meule à mouture,
jusqu'en 1971. La mouture de blé panifiable était déjà
arrêtée depuis 1947. Emile Lianne décède le 23 mars 1978,
à 78 ans.
Le moulin était cependant déjà aux mains de son fils,
Maurice, actuel propriétaire. Grâce aux bons soins de
trois générations de Lianne, le moulin est encore vivant
et en bon état. Mais l'usure du temps et l'inactivité du
moulin, surtout des ailes et du mécanisme, pèsent sur
l'état des bois, qui sont attaqués par les vers, et de la
tour, dont la maçonnerie, constituée de briques assez
tendres, commence à prendre l'eau.
Maurice Lianne donne son accord pour que l'ARAM
entreprenne un chantier de jeunes bénévoles pour l'aider à
entretenir le moulin. Un premier chantier est organisé en
1976, qui consiste à nettoyer tous les bois intérieurs et
extérieurs pour les badigeonner de xylophène et de
carbonyle. Tout y passe : engrenages, ailes, queue. 1977
revoit une nouvelle équipe dont la tâche est de repiquer
la tour afin de la rejointoyer. Le logement est assuré
dans la paille de la grange voisine. Ce travail long et
fastidieux est achevé lors d'un autre chantier en 1978.
Depuis, le moulin continue d'être soigné et surveillé par
son maître, mais la toiture commence à donner quelques
inquiétudes et les ailes sont à renouveler… |
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Textes : Jean Bruggeman
ARAM NPDC |
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