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L’origine de cette huilerie, comme du moulin à farine, est
très ancienne. Déjà en 1569 on cite trois moulins à
Gennes-Ivergny, dont une foulerie. Sur la rive côté
Pas-de-Calais fonctionne encore de nos jours également une
puissante turbine produisant de l’électricité.
Mais
c’est le moulin côté Somme qui a fait l’objet de trois
chantiers successifs de jeunes bénévoles pour reconstituer
la grande roue de 5,56 m de diamètre composée de 32
palettes de 1,10 m de large. Après avoir moulu du blé, il
a fini son existence somme scierie de bois. Le fils du
propriétaire, Edouard Coache, avait participé activement à
ce chantier. Depuis, il a quitté un emploi bien protégé
pour reprendre la succession de son père à l’huilerie,
perpétuant ainsi la tradition familiale. Le bâtiment à
l’architecture typique du XIXe siècle avait
déjà été restauré par Emile Coache, murs rejointoyés et
toiture refaite à neuf, en ardoises, mais il ne subsiste
plus rien du mécanisme. Seule l’arbre-moteur en bois
portant la roue en ruine restait en place.
Le
premier chantier, sous la direction d’un jeune membre de
l’ARAM, Pierre Vandaele, et avec l’aide d’un maçon du
pays, consiste à prendre les mesures des débris de la roue
afin d’en faire les plans, à démolir les maçonneries
pourries et à refaire à neuf le mur de soutien de la roue.
Le second chantier, en 1983, voit la fabrication de la
nouvelle vanne en chêne et le raccourcissement de l’arbre-moteur,
puis l’année suivante, la mise en place de la roue et de
l’arbre-moteur. Cette opération très délicate, dirigée par
le président de l’ARAM, fut une parfaite réussite, et,
grande fut la joie de tous lorsque, le 18 août,
complètement habillée de ses 96 planches fixées par 464
boulons en inox, la roue tourne pour la première fois.
C’est une subvention allouée par le Ministère de
l’Environnement (D.U.P.) par l’intermédiaire de l’Union
Rempart, qui a permis de financer la fabrication de la
roue en fer, réalisée par un artisan de Villeneuve d’Ascq. |