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Entre 1850 et 1894, il est la propriété de trois
générations de meuniers : les Rohart. Après cette date, il
appartient à Arthur Brunet qui y travaillera jusqu'à son
arrêt en 1914, à cause de la guerre. En 1916, à la suite
de la descente d'un aviateur dans le bois tout proche, les
Allemands installent un poste de garde jusqu'à la fin de
la guerre. Commence alors la lente agonie du moulin dont
il ne reste plus qu'une ruine lorsque des habitants, et en
particulier, Joël Blondiaux, médecin féru d'histoires
locales, décident vers 1987 de le sauver. La commune se
rend acquéreur des terrains avec la tour en mai 1990. Une
association est créée en janvier 1991 et parmi ses membres
se trouvent les maires des quatre communes environnantes.
Conseillée par l'ARAM, la jeune et courageuse association
locale des Amis du Vieux Moulin entame les démarches pour
obtenir le classement du moulin et les aides nécessaires à
sa reconstruction. Une dalle de béton est coulée,
protégeant la cave voûtée en pierre blanche, qui fait la
caractéristique de l'édifice. Des opérations sont menées
pour récupérer des briques et des pierres de bâtiments en
démolition. Dés la fin 1992, un chantier réunissant des
stagiaires en contrat emploi solidarité, pour un travail
de taille de pierres et de maçonnerie, est amorcé. C'est
le début d'une œuvre de longue haleine sous la direction
d'Albert Wattelle, artisan-maçon, qui a pris la direction
de l'association et du chantier. La restauration de la
tour est achevée en 1998. La toiture, construite en
atelier en 1998, est installée le 22 octobre. Il faudra
attendre encore quelques années pour voir les ailes
montées le 22 mai 2002, sous la pluie. Enfin
l'inauguration clôture les travaux le 29 septembre
suivant. |