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Durant 4 jours, la ville de Bailleul se
métamorphose, laissant place à des groupes de gens masqués qui
dansent et chantent à tue-tête. Cortèges de chars et de groupes,
sortie du géant Gargantua, bal masqué, animations carnavalesques
dans les cafés et rues de la ville, fête foraine... C'est le grand
défoulement . Le lundi après-midi est réservé au carnaval des
enfants.
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De
l'énergie, les carnavaleux de Bailleul en ont à revendre. Plus
de trois jours en fête, et ils se révèlent toujours d'aplomb.
Pour preuve, les dizaines de chars qui défilent pour le
cortège de Mardi Gras, hier, et les milliers de personnes
venues les admirer. On voit tout ce monde déambuler, danser,
chanter... Bailleulois et autres sont toujours maquillés,
toujours déguisés.
C’est
sur ce refrain que Bailleul vit les moments les plus forts de
son carnaval, qui depuis 1853, vibre aux sons des musiques et
groupes régionaux.
Fondée en 1852, sur une idée d’Emile Colpaert, la Société
Philanthropique s’efforce, depuis près d’un siècle et demi, de
faire vivre le Carnaval de Bailleul et d’offrir avec les
bénéfices de la quête lors du cortège, un colis de victuailles
aux personnes agées de la commune.
A l’origine, un seul cortège sortait le mardi gras; il était
principalement composé du géant Gargantua entouré de marmitons
et de l’Harmonie du Géant, ainsi que les chars du textile, de
la chasse, de la bonbonnière sans oublier le célèbre docteur
Francisco Piccolissimo, venu de Pampelune pour appaiser les
joyeux ripailleurs d’excès gastronomiques de tous genres.
Avec les années, le Carnaval de Bailleul attrape une
importance considérable. Malheureusement, la première guerre
mondiale lui fut fatale ; Gargantua 1er ainsi que les autres
chars disparaissent dans les bombardements.
Pourtant, dès 1921, les bailleulois, forts de leurs traditions
travaillent à sa relance et c’est en 1922, dans une ville en
cours de reconstruction, qu’un cortège de fortune verra le
jour.
La vie reprenant son cours, les carnavals se succèderont
jusqu’à la seconde guerre mondiale où là encore, le matériel
de la Société Philanthropique sera anéanti (les allemands
ayant réquisitionné le hangar, laisseront pourrir les chars
sur un terrain vague, le manteau rouge de Gargantua Il faisant
office de tenture dans les bureaux de la Kommandantur et sa
tête aurait été placée sur un char allemand partant sur
Dunkerque).
En 1947, un cortège voit à nouveau le jour, cette année là,
Gargantua 3ème du nom est présenté pour la première fois à la
foule. Maiheurcusement, sa vie fut éphémère puisqu’il brûla
dans l’incendie du hangar en 1962. C’est donc Gargantua IV
qui, haut de ses cinq mètres, assiste aux festivités du mardi
gras depuis 1965.
Si l’on peut attribuer à Emile Colpaert la conception des
festivités, on peut penser qu’il écrivit aussi les paroles de
l’air du Géant, pour accompagner Gargantua 1er lors de sa
première sortie. A la suite de cette chanson sont venus
s’ajouter il airs puisés dans le répertoire populaire pour
créér la série des “Vieux Afrs Bailleulois” ; Ces airs sont
donc interprétés chaque année par l’harmonie municipale de
Bailleul métamorphosée le temps d’un jour en harmonie du
Géant.
Faites nous
parvenir vos photos nous nous ferons un plaisir de les
diffuser.
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