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Ensemble de réseaux
informatiques reliés entre eux pour pouvoir échanger des
données.
Le nom vient du préfixe latin inter (“entre”) et de l'anglais
network (“réseau”). L'Internet désigne plus précisément
l'ensemble de réseaux issu d'Arpanet, qui s'est développé dans
la communauté universitaire et scientifique américaine au
cours des années 1970 et 1980 pour atteindre, à la fin des
années 1980, l'Europe, le Japon, l'Australie et la
Nouvelle-Zélande, et qui a pris, au milieu des années 1990,
une ampleur planétaire. C'est aujourd'hui l'outil principal de
la nouvelle économie.
Né de recherches financées par l'armée, développé par les
universités américaines dans les années 1980, l'Internet,
“réseau qui relie des réseaux” d'ordinateurs, a profité de la
micro-informatique et des logiciels de navigation interactifs
pour toucher un public de plus en plus grand, avec un succès
spectaculaire à partir de 1993. L'Internet, qui est un exemple
unique d'infrastructure de communication à l'échelle du globe,
doit sa réussite à son aspect universel et ouvert : dès que
l'on est connecté, on est en relation directe avec tous les
autres usagers du réseau.
Historique
L'ancêtre de l'Internet est Arpanet, créé en 1968 par l'ARPA
(l'organisme coordinateur de la recherche militaire
américaine) pour relier les différents centres universitaires
sous contrat avec le ministère de la Défense. L'architecture
du réseau, selon la légende, était conçue pour résister à une
destruction partielle par une attaque nucléaire : elle était
décentralisée et “redondante”, c'est-à-dire que, pour aller
d'un nœud (un ordinateur) à un autre, il existait plusieurs
chemins et qu'il n'y avait pas de “tour de contrôle” centrale
dont la défaillance risquerait de rendre inutilisable tout le
réseau. Cette idée, issue d'un rapport de Paul Baran daté de
1964, fut à l'origine de la technique de transmission de
données par paquets : le fichier de données à transmettre est
divisé en plusieurs paquets ; chaque paquet peut emprunter un
chemin différent sur le réseau et, si le support physique est
détruit, les paquets sont acheminés par un autre itinéraire.
Enfin, le fichier est reconstitué à l'arrivée.
Curieusement, ces caractéristiques militaires se sont révélées
parfaitement adaptées au développement d'un réseau anarchique,
quasiment dépourvu de structures administratives, dont les
caractéristiques techniques évoluent grâce à des coopérations
pratiquement bénévoles (ce qui permet aux principaux logiciels
d'être dans le domaine public). Ici, “développement” n'est pas
un vain mot ; Arpanet reliait en 1970 quelques dizaines de
nœuds aux États-Unis ; en 1988, il s'agissait de 30 000 nœuds
dans une dizaine de pays ; en 1995, il y avait 6 millions de
nœuds dans 88 pays (avec le raccordement de micro-ordinateurs,
la notion de nœud a beaucoup évolué).
Le développement de l'Internet proprement dit commence en
1977, avec les premières versions du logiciel de réseau TCP/IP,
dues à Vinton Cerf, Robert Kahn, David Clark et Louis Pouzin.
Mais l'élan décisif date de 1983, lorsque la DARPA (nom de l'ARPA
pendant quelques années) accorda des crédits importants à
l'université de Californie, à Berkeley, pour développer une
nouvelle version d'Unix qui incorporerait TCP/IP.
Si, au début, les utilisateurs étaient des chercheurs en
informatique qui échangeaient du courrier électronique et des
logiciels, l'élargissement du public et l'amélioration des
infrastructures techniques ont permis l'accès à des
informations plus volumineuses, telles que banques de données
biologiques, fonds documentaires, images numérisées.
Les recherches en cours visent à améliorer les techniques de
transmission d'information pour lesquelles émission et
réception doivent être synchronisées, comme le son et l'image
animée.
Principe général et applications
L'Internet relie des réseaux très variés, qui peuvent
communiquer grâce à un langage commun d'échange de messages
(le protocole IP, pour Internet Protocol), à un système
d'adresses homogène destiné à localiser les systèmes qui
doivent communiquer, et à la coopération des réseaux pour
acheminer les données.
En l'absence de l'Internet, si deux entreprises voulaient
établir des communications entre leurs réseaux respectifs, la
solution consisterait à établir des connexions physiques, puis
à installer des logiciels pour traduire dans les deux sens les
protocoles et les adresses utilisés par l'un et l'autre. Même
si les protocoles et les systèmes d'adresses étaient
identiques, la communication entre ces deux réseaux exigerait
un travail important.
Si les réseaux sont connectés à l'Internet, la communication
est possible d'emblée, après que chacun a communiqué le nom de
son système à son interlocuteur. Les utilisateurs peuvent
immédiatement utiliser entre eux les applications courantes de
l'Internet : courrier électronique, connexion à distance,
transfert de fichiers, interrogation de leurs serveurs
d'informations (ordinateurs où sont stockées les données
destinées à la consultation) respectifs.
Le courrier électronique (e-mail)
Il présente des analogies avec la poste (le message va de
relais en relais, store and forward en anglais ; le
destinataire lit le message quand il en a le loisir). Il en
présente aussi avec le téléphone, dont il a la rapidité ; le
message circule également grâce aux ondes électromagnétiques.
De plus, un seul message peut atteindre plusieurs
correspondants ; il est déjà sous forme informatique, donc il
est possible de le faire suivre, éventuellement accompagné de
commentaires, de l'incorporer dans un autre document
informatique, de lui faire une réponse commentée, et ce sans
qu'il ne soit altéré.
Les news
Une façon de diffuser de l'information à un grand nombre de
correspondants est la liste de diffusion (mailing list). Mais,
dès que l'on dépasse une dizaine de membres, ce procédé trouve
ses limites, car chaque message est envoyé individuellement à
chaque membre de la liste, d'où un trafic redondant et une
inondation des boîtes aux lettres, au sein desquelles sont
noyés les messages vraiment utiles.
Les news sont un bon moyen d'éviter ces écueils : les articles
circulent sur le réseau et stationnent sur des serveurs où les
lecteurs peuvent les consulter et écrire ; elles sont
organisées par sujet (par exemple, comp pour ce qui a trait à
l'informatique, comp.unix pour Unix, bionet pour la biologie,
bionet.software pour les logiciels biologiques,
bionet.software.gcg pour le logiciel biologique particulier
GCG, etc.) ; chaque site récepteur choisit les groupes qu'il
veut recevoir ; chaque utilisateur peut consulter les groupes
qui lui plaisent (parmi ceux que reçoit son site) et peut y
intervenir à son gré, sans interférences avec le courrier
électronique, plus comminatoire.
La connexion à distance
Cette application s'appelle telnet. Elle permet de travailler
avec un ordinateur éloigné comme si l'on était devant lui.
Le transfert de fichiers (ftp)
Contrairement à ce qui se passe pour les news et le courrier
électronique, où les fichiers stationnent sur des serveurs
intermédiaires, le transfert de fichiers a lieu en temps réel,
et toutes les machines de l'Internet impliquées dans le
transfert sont actives simultanément.
Les “infosystèmes”
Les infosystèmes, ou services d'accès à l'information, ont
pour but de faciliter des recherches qui demandaient naguère
une grande habitude du réseau et une bonne connaissance des
modes d'emploi (souvent abscons) des applications
traditionnelles. L'un des plus connus est le World Wide Web
(“toile mondiale”), ou WWW, ou Web, développé par Tim
Berners-Lee et Robert Cailliau, à la fin des années 1980. Le
Web désigne un ensemble de serveurs d'informations répartis
sur Internet et qui mettent à disposition des données
multimédias (textes, son, images fixes, vidéo). Ces sites web
sont accessibles par des logiciels qui permettent de naviguer
à travers les différents serveurs et d'accéder aux
informations de façon commode et interactive.
Il n'est pas surprenant que ces logiciels de navigation,
appelés “butineurs”ou encore “fureteurs”, comme Mosaïc,
Netscape ou Internet Explorer, engendrent les plus gros
trafics sur le réseau. En fait, ces nouveaux services ont
provoqué un véritable phénomène social (et une explosion du
réseau) en rendant l'Internet accessible à la population des
néophytes, au grand dam des " gourous ".
En résumé, il y a deux grands types d'applications. Dans le
premier type d'applications, ces dernières exigent, pendant
leur utilisation, que les deux ordinateurs en jeu communiquent
directement. Lorsqu'un utilisateur consulte un serveur web, sa
machine (celle du serveur) et la liaison sont actives pendant
toute la consultation (comme pour un coup de téléphone). Ces
applications, dites “de bout en bout” ou interactives, sont :
la connexion à distance (telnet), le transfert de fichiers par
ftp, la consultation d'infosystèmes tels que Gopher, Wais,
Web.
Le second type d'applications n'exige pas cette simultanéité.
Un message de courrier électronique va peut-être traverser
cinq réseaux et être acheminé par vingt ordinateurs avant
d'atteindre son destinataire ; à chaque relais, il suffit que
les deux ordinateurs concernés soient en fonction. Sinon,
l'émetteur réessaiera plus tard. L'acheminement des news obéit
au même principe (store and forward).
Les applications de cette seconde variété offrent des
possibilités que les premières n'ont pas. Elles permettent
d'atteindre ou de traverser des réseaux extérieurs à
l'Internet ou d'utiliser de façon moins onéreuse des liaisons
plus lentes. Mais elles n'ont pas le confort des applications
interactives.
L'organisation d'Internet
Internet n'est pas une société avec des succursales auxquelles
s'adresser pour obtenir un abonnement. Pour se connecter, il
faut s'adresser à un “fournisseur de services d'accès à
l'Internet”(IP Provider ou Internet Services Provider), qui
lui-même s'abonne à un réseau d'interconnexions (blackbone).
La cohérence technique de l'Internet est assurée par l'IETF
(Internet Engineering Task Force)sous la responsabilité de l'IAB
(Internet Architecture Board). L'Internet Society (ISOC) est
le lieu d'expression des utilisateurs.
Support physique des communications
La nature physique des liens entre les nœuds de l'Internet est
très variable. Dans un même bâtiment ou campus, ce sera un
réseau local, par exemple de type Ethernet. Pour relier une
machine isolée ou un petit réseau, on pourra utiliser tout
simplement des modems et le réseau téléphonique commuté
ordinaire. Un réseau commercial X25 (comme Transpac), ou un
réseau “RNIS” (comme Numéris), pourront aussi être utilisés.
Dès que le débit nécessaire devient important, il faut
recourir à des liaisons permanentes sur des lignes louées aux
entreprises locales de télécommunications. Ces lignes peuvent
être des liens en cuivre ou en fibre optique. Pour les régions
lointaines et isolées, ce seront des canaux satellite. Le
protocole IP est capable de s'adapter à tous ces supports.
Cohérence du réseau Internet
Tous ces réseaux peuvent communiquer. Il faut pour cela :
un langage commun d'échange de messages, le protocole IP ;
un système d'adresses pour qu'un système informatique émetteur
de données trouve un itinéraire vers le système destinataire :
ce sont les adresses IP. Leur attribution est sous la
responsabilité d'un organisme centralisé, l'IANA (Internet
Assigned Numbers Authority), qui délègue son autorité, zone
par zone. Pour l'Europe, le délégué de l'IANA est le RIPE
(Réseau IP européen), qui attribue des “lots d'adresses” par
pays. Celui de la France est géré, par le NIC France,
administré par l'INRIA (Institut national de recherche en
informatique et en automatisme) et cofinancé par les
fournisseurs de services nationaux d'accès à Internet ;
un système de noms cohérent, pour que les êtres humains qui
utilisent le réseau s'y retrouvent.
Les adresses et les noms
Le système d'adresses est adapté aux machines et plus ou moins
calqué sur l'organisation physique du réseau. Chaque adresse
est unique et correspond à une machine sur le réseau. Si l'on
considère l'adresse 157.99.64.100, par exemple : 157.99 est un
numéro arbitraire attribué par l'IANA à l'Institut Pasteur, 64
est le numéro d'un sous-réseau interne à l'Institut Pasteur,
100 est un numéro de machine. La fin des années 1990 verra la
modification du plan d'adressage (passage d'IP version 4 à IP
version 6) pour faire face à la croissance du nombre de
machines (de nœuds) connectées à l'Internet, exactement comme
le système de numérotation du réseau téléphonique est modifié
périodiquement.
Le système de noms correspond plutôt à l'organisation humaine
et sociale des réseaux. Une base de données distribuée, le DNS
(Système de noms de domaine), assure la conversion entre une
adresse numérique et un nom littéral plus facile à retenir et
conforme à la structure organisationnelle du réseau. Ainsi,
l'adresse 157.99.64.100 évoquée plus haut correspond au nom
mailhost.pasteur.fr, qui désigne le serveur de courrier
électronique (mailhost) de l'Institut Pasteur (pasteur) en
France (fr), et il est facile de se rappeler que l'adresse
électronique de Jean Martin, de l'Institut Pasteur, est
Jean.Martin@pasteur.fr.
Coût du réseau Internet
Le public initial d'Internet, constitué de chercheurs employés
dans des centres de recherche publics, était assez peu
sensible aux aspects économiques de son outil de travail. Il
suffit pourtant de connaître le prix d'une ligne téléphonique
transatlantique d'un bon débit pour comprendre que les coûts
sont élevés.
Un réseau d'interconnexion (backbone) doit posséder une
connectivité internationale et offrir une bonne qualité de
service aux réseaux qui lui sont raccordés, ce qui implique
des liens à haut débit. Cette contrainte est très dure pour
les pays éloignés des grands centres du réseau et où la
demande est faible, ce qui explique le faible développement de
l'Internet en Afrique, où les liaisons par satellite sont hors
de prix.
Traditionnellement, la facturation de l'accès à un réseau
d'interconnexion était forfaitaire, c'est-à-dire que les
redevances dépendaient uniquement du débit et de la nature du
lien d'accès, mais étaient indépendantes de l'usage qui en
était fait et notamment du volume de données transmis. Il est
permis de s'interroger sur la pérennité de ce modèle, alors
qu'apparaissent de nouvelles applications (voix, vidéo) pour
lesquelles il faudra beaucoup de bande passante dotée d'une
qualité particulière et difficile à obtenir : le synchronisme.
Perspectives d'avenir
La croissance démesurée de l'Internet laisse des questions en
suspens : les pays d'Afrique et d'Asie du Sud pourront-ils se
joindre à l'Internet ? L'Internet deviendra-t-il une place
d'échanges commerciaux et financiers ? Si oui, l'esprit
coopératif qui a fait son succès survivra-t-il ?
D'ores et déjà, la commercialisation de services d'accès à
l'Internet est un marché important, surtout en Amérique du
Nord, mais l'Europe suit d'assez près, malgré l'obstacle
constitué par les monopoles dans le domaine des
télécommunications. Les activités associées, comme la vente de
matériels, de logiciels et de services liés à l'Internet, sont
également prospères. Ce marché a atteint 9,15 milliards
d'euros en l'an 2000.
La vitesse de développement d'Internet laisse place à deux
hypothèses extrêmes : il peut supplanter tous les autres
réseaux en les absorbant (par exemple, de grands réseaux
spécialisés, comme America On-Line ou Compuserve, se
reconvertissent à l'Internet) ; ou il peut s'effondrer,
victime de son succès, à cause de l'engorgement des liens de
communication. L'avenir sera sans doute plus complexe et plus
nuancé.
Quoi qu'il advienne, comme le faisait remarquer le Français
Christian Huitema, ancien président de l'Internet Architecture
Board, Internet restera un exemple unique d'infrastructure de
communication à l'échelle planétaire dont la réalisation
n'aura été entreprise ni par des gouvernements d'États
puissants, ni par de grandes entreprises industrielles et
commerciales.
Les débats
Internet est l'objet de multiples débats. Pour ses promoteurs
les plus enthousiastes, les réseaux informatiques qui le
composent ouvrent un nouvel espace mondial de communication
(parfois appelé “cyberespace” en référence à la cybernétique
de Norbert Wiener). Le réseau Internet serait ainsi la
préfiguration de vastes “autoroutes de la communication”,
appelées à terme à connecter les individus les uns aux autres,
comme le fait le réseau téléphonique, mais en diffusant
images, sons et textes, intégrés dans des messages
multimédias. Ce projet a notamment été défendu, dès 1991, par
le vice-président américain, Albert Gore. Un ensemble de
mesures ont été prises aux États-Unis en 1993, visant à mettre
en place une National Information Infrastructure. Cette
structure devrait notamment permettre, selon ses promoteurs,
d'améliorer le système éducatif, en permettant l'accès à de
vastes banques de données documentaires, d'augmenter la
productivité des entreprises, d'améliorer le fonctionnement de
la démocratie, de créer de nouvelles industries dans le
domaine de la communication, donc de générer des emplois.
Les réseaux informatiques devraient également permettre de
développer le télé-travail, mais aussi de développer l'achat
et la vente de biens économiques, en supprimant les
intermédiaires commerciaux entre producteurs et consommateurs.
Ils devraient ainsi être le support d'un nouveau type
d'activité commerciale, incluant une ou plusieurs monnaies
électroniques. Des projets similaires sont depuis lors
défendus, par exemple au sein de la communauté européenne, qui
publiait en mai 1994 un rapport sur “L'Europe et la société de
l'information planétaire” ; ou encore au Japon, où le
ministère des postes et des télécommunications prévoit pour
l'an 2010 la mise en place d'un réseau de fibres optiques
reliant les entreprises et la totalité des foyers. Comme le
remarque le politologue français Thierry Vedel, il semble y
avoir une convergence des politiques publiques dans les pays
occidentaux au sujet des futures “autoroutes de la
communication”.
De tels projets, dont il est difficile de dire si Internet est
véritablement la préfiguration, ou s'ils aboutiront vraiment,
suscitent également des opinions contrastées. Pour les
utilisateurs d'Internet, qui se baptisent eux-mêmes
“internautes”, l'intérêt du réseau tient au fait qu'il échappe
justement aux règles de l'univers marchand et que les
informations y circulent gratuitement et librement, ouvrant la
voie à de nouvelles pratiques de communication. Son usage, qui
échappe pour l'instant au contrôle et à la réglementation des
États, offre toutefois de nouvelles possibilités d'action aux
groupes criminels, aux délinquants sexuels ou aux
organisations racistes et négationnistes, très présents sur
Internet.
Il ne manque pas d'ailleurs d'acteurs de la vie politique et
sociale (parmi les mouvements écologiques, certains groupes
religieux ou les syndicats, notamment en Allemagne) et
d'intellectuels pour appeler à un débat critique sur ces
questions. Beaucoup estiment qu'au-delà de ses avantages
évidents, Internet, comme d'autres réseaux du même type qui
pourraient voir le jour, risque d'accroître le caractère à la
fois inégalitaire (à l'échelle nationale comme à l'échelle
mondiale) et profondément individualiste des modes de vie
contemporains, et de constituer également, in fine, une menace
pour la vie privée.
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Les revendeurs de matériel informatique
et les sociétés de services informatiques du Nord Pas de Calais |
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